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Etiyé en ses propres mots ... |
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" J’essaie toujours de façonner ou représenter des figures dans leur espace primaire - des êtres dans leur aspect le plus nu, le plus primitif, comme symboles de la condition existentielle fondamentale : la solitude, la crainte, le désir. Mais surtout, il s’agit d’être, d’être- là, faire partie de- appartenir à …avancer…une présence primordiale, une trace de la culture humaine sur la terre. Chaque personnage est une trace plutôt qu’un portrait ; c’est pour ça que j’aime bien voir mes statues ensemble - formant une communauté, un groupe de totems - comme une forêt… Pour moi, faire , créer est un processus, un fleuve. Je veux communiquer une joie de vivre, une joie de faire.Même si la joie de vivre est en soit éphémère et transitoire, l’art devrait pouvoir la capturer d’une manière qui puisse durer dans le temps, pour toujours. Au fond, J’aimerais penser que mes statues reflètent une extase matérialisée. Pour moi, c’est toujours un moment magique : la fusion de deux
éléments, la terre et le feu. Je peux dire que je les découvre, ces
nouvelles créatures qui émergent des cendres après la cuisson. La
cuisson que je fais est d’une certaine manière, comme faire la cuisine.
Enfourner, regarder de près comment les couleurs sont générées dans les
procédés chimiques naturels … A vrai dire, cette approche très traditionelle de l’art par le
bias de l’artisanat est au cœur de mon travail. Etiyé Dimma Poulsen
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